Photo:  Petter Lagson  

Le VPN a été inventé principalement pour pouvoir bosser à la maison. Chose faite. Bien qu’il m’eût suffi de traverser la cour pour rejoindre mon bureau j’ai eu recours au VPN ce matin, comme tous les membres de mon équipe. En fait, j’attendais une livraison de Chronofresh à la maison, et elle est bien arrivée.

Ainsi donc en plein confinement, deux éléments essentiels semblent continuer à (plus ou moins) bien fonctionner :

  • on peut communiquer,
  • on peut se faire livrer.

Certains routeurs font même tourner leurs machines de mise sous pli, certes à cadence réduite, mais elles continuent à encarter des mailings et de filmer des publications. La Poste, elle, continue d’acheminer le courrier, certes plus tous les jours, mais elle assume l’essentiel. Là où d’autres ont déjà baissé les bras.    

La question qui se pose évidemment est la priorité donnée aux choses, vu le manque de personnel opérationnel, voire volontaire. Pour un facteur sera-t-il prioritaire de déposer une facture de gaz ou d’électricité, un avis fiscal plutôt que le catalogue et le bon de commande d’un biscuitier de Bénodet, d’un apiculteur du Berry, d’un conserveur de choucroute de Colmar, de sardines bretonnes ou de cassoulet de Castelnaudary ?

Pour certains, rien n’a changé 

Dans le contexte surréaliste de ces derniers jours, on découvre qu’une partie non négligeable de la population française avait (déjà) ses habitudes de livraisons alimentaires à domicile… des habitudes qui échappaient totalement à l’e-commerce. Il s’agit de personnes seules ou en couple, âgées, qui ne conduisent plus, ou isolées géographiquement, qui ne fréquentent pas les hypermarchés, qui n’ont jamais été « branchées » et ne le seront probablement plus jamais. Du moins pas via le net.

Elles font certes appel à Bofrost, Thiriet ou encore Toupargel pour remplir leurs frigos, mais aussi à Biscuiterie Garrec, Moulin d’Arius ou Valette pour leurs armoires à provisions, Les Petits Fils de Benoît Lafont, la Cave de Labastide de Levis, Château Saint Georges ou Kuehn pour leurs caves (les autres, que je salue, se reconnaîtront).

Par les temps qui courent, tous les échos (y compris le journal éponyme) nous renvoient des « après ce ne sera plus comme avant », « il faut que ça change », « il faut privilégier les produits français… » etc.…

Alors, n’oublions pas ceux pour qui ça n’a jamais changé, ceux qui ont toujours privilégié les bons produits « made in France » et le contact direct avec leurs producteurs. Ce sont, pour la plupart, des « seniors ++ » fort avancés en âge. Ce sont aussi les plus exposés aujourd’hui au front de ce que le Président Macron a qualifié de guerre. Et avant tout, ce sont nos parents, grand parents ou arrières- grands-parents peut-être.

Eux s’en foutent des appels à boycott d’Amazon ou des plexiglass des hypermarchés. Ils restent sagement chez eux et veulent juste que, de ce côté-là, rien ne change. Quelques sociétés l’ont compris en maintenant, tant bien que mal, leur activité de vente à distance relayée par La Poste et quelques transporteurs.

Je leur tire mon chapeau. Pour eux, faisons chauffer nos VPN !

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Une réflexion sur “Après la VPC et la VAD, le VPN

  1. Mon cher Jean
    Tu seras toujours le meilleur pour les pirouettes, et nous redonner de l’espoir. Tant qu’il y aura des hommes… pour le pire et le meilleur, que nous sommes tous à un moment ou à un autre (certains bien plus que d’autres).
    A chacun ses clients à chacun son marketing, à la condition que tous en profite.
    Merci pour cette lueur dans la galaxie du web.

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